mardi 7 juillet 2026

Le Centre d'art de Pougues

L’analyse du Centre d’art contemporain du Parc Saint‑Léger à Pougues‑les‑Eaux révèle un modèle singulier dans le paysage français, celui d’un centre d’art en milieu semi‑rural, issu d’une reconversion patrimoniale et d’une politique de décentralisation culturelle.
Cette façade du Centre d’art contemporain montre un état de délabrement avancé, pierres et arc de brique fissurés, garde‑corps métallique rouillé, affiches d’exposition déchirées. L’état de ruine laisse apparaître une fragilité institutionnelle, celle d’un lieu d’art contemporain installé dans un ancien bâtiment thermal, entre mémoire, effacement et disparition pure et simple.
On peut lire cette image selon plusieurs axes :
Ruine institutionnelle : le centre d’art occupe un espace patrimonial dont la dégradation confirme aussi la précarité des structures culturelles.
Mémoire du lieu : la façade conserve la trace d’un passé thermal, hier réinvesti par la recherche artistique mais aujourd'hui en déshérence complète.
Performance et survivance : l’affiche avec son texte rouge, inscrit sur un visage flou, évoque une lutte contre un affaiblissement suivi d'un oubli inévitable.
Temporalité du bâti : la lumière et les reflets des arbres, les herbes folles, suggèrent que la nature reprend doucement possession du lieu.
Cette façade devient une ruine symbolique, elle parle d’un art qui désormais appartient entièrement au passé.

1. Origine et position institutionnelle du Centre d'art
Fondé dans les années 1990, il s’inscrit dans la politique des Centres d’art labellisés par le ministère de la Culture, visant à mailler le territoire hors des métropoles.
Implanté dans le Parc thermal Saint‑Léger, il occupe un ancien bâtiment lié à l’histoire du thermalisme, un patrimoine réhabilité pour accueillir la création contemporaine.
Sa tutelle principale relève de la DRAC Bourgogne‑Franche‑Comté, avec soutien du Conseil départemental de la Nièvre et de la commune de Pougues‑les‑Eaux.
Le centre fonctionne sous forme d’association loi 1901, garantissant une autonomie artistique tout en dépendant exclusivement de subventions publiques.
Sa direction artistique fut confiée à des curateurs successifs, par exemple Emmanuelle Béart, puis Cécile Bory, chacun imprimant une orientation axée sur la performance, l'art contextuel et minimaliste.
Le centre prétend agir comme laboratoire de création avec résidences, expositions, discours, publications. Il pense introduire l’art contemporain dans un territoire non métropolitain.
Il favorise les pratiques in situ et les œuvres qui interrogent le rapport entre art et public, innovations et ruptures esthétiques.
Le Centre d’art du Parc Saint‑Léger illustre la position du modèle des FRAC voulu par un gouvernement de gauche et entériné par tous les suivants, gauche ou droite, et le passage d’une logique de diffusion à une logique de production. Sa situation dans une petite commune thermale en fait un symbole de la politique culturelle territoriale française : un art de proximité, mais aussi et surtout une utopie institutionnelle, celle d’un dialogue improbable entre patrimoine et nature, public et création.


L'Allégorie de l'art contemporain ou le combat des influences
L'influençable anthropoïde, sous le regard et avec l'accord tacite de la petite ministre interchangeable, essaie en vain de tordre le cou à l'art académique.
L'art contemporain qui repose sur l'immatériel concept et l'éphémère au détriment de la peinture, pense gagner le combat grâce au soutien des institutions... La peinture académique, son exact contraire, connut effectivement une mise à l'écart d'au moins un siècle, les œuvre ont été décrochées des cimaises des musées, mais comme là il restait une trace tangible, de surcroît populaire, alors elles ont été raccrochées.
Qu'en sera-t-il pour l'art contemporain ? On peut raisonnablement penser qu'il n'en restera rien ou presque.
La politique, la culture, la démocratie ont bien des mystères !
A l'image de cet instituteur devenu maire, député, président du Conseil général de la Nièvre et président du Centre d'art. Quelles motivations profondes ont bien pu le conduire à cotonner l'art dit contemporain ? C'est-à-dire un art sans art, sa volonté d'afficher une ouverture d'esprit, sa modernité ?








samedi 4 juillet 2026

Pavillon des Sources et Centre d'art

Le Pavillon des Sources



La photographie montre un élégant pavillon de style Art nouveau, construit au début du XXᵉ siècle, en 1905.
Le bâtiment s’organise autour d’un corps central arrondi en demi cercle, flanqué de deux ailes latérales.
Matériaux : pierre claire, menuiseries et structures métalliques peintes en bleu pastel, typiques de l’esthétique hygiéniste et lumineuse de l’époque. Les grandes baies vitrées rythment la façade et laissent pénétrer la lumière, créant une impression de transparence et de légèreté. Les courbes et motifs au sommet rappellent les influences naturalistes du mouvement.
Le pavillon est situé dans un parc, le parc Saint-Léger, entouré de grands arbres qui projettent des ombres sur la pelouse et le chemin de gravier. L’atmosphère est paisible, estivale et bucolique.
Au-dessus de l’entrée, on lit « SOURCE SAINT‑LEON », ce qui indique qu’il s’agit d’un pavillon de source, un édifice thermal ou de distribution d’eau minérale, typique des villes d’eaux françaises.
L’édifice représente un exemple remarquable du style Art nouveau appliqué à l’architecture thermale ou de loisir du début du XXᵉ siècle.
La façade principale adopte une forme presque serpentine, qui rompt avec la rigidité classique. Bien que symétrique dans son ensemble, chaque partie présente des variations subtiles, principe cher à l’Art nouveau qui valorise la diversité des lignes naturelles. Le bâtiment s’ouvre largement sur le parc grâce à ses verrières, créant une continuité entre intérieur et extérieur.

Les menuiseries peintes en bleu clair adoucissent la pierre et rappellent la palette eau, ciel, nature. Les motifs et volutes sont représentatifs du langage ornemental alors à la mode.
L’usage de structures légères en métal et verre permet une transparence et une luminosité encore rare pour l’époque.
Ce pavillon exprime la philosophie hygiéniste du tournant du siècle : la lumière, l’air, la campagne sont perçus comme des forces régénératrices. L’architecture devient un organisme vivant, respirant avec son environnement. Ce type de construction évoque les stations thermales françaises (Vichy, Évian, Luxeuil-les-Bains) où l’Art nouveau s’est épanoui dans les pavillons de source et les galeries de cure.

Le Pavillon des Sources appartient à l’ensemble thermal de Pougues‑les‑Eaux, et son histoire est très précisément documentée par les inventaires patrimoniaux. 
Le pavillon est construit en 1905 par l’architecte Charles Arnaud, au cœur du parc thermal aménagé dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Il est conçu pour mettre en valeur les eaux jaillissantes des deux sources exploitées par la station Saint‑Léger, connue depuis la Renaissance, et Saint‑Léon, forée en 1890 et exploitée à partir de 1893.
Les sources Saint‑Léger et Saint‑Léon
Saint‑Léger : source historique, déjà exploitée au XIXᵉ siècle.
Saint‑Léon : issue d’un forage profond de 70 m, autorisée en 1893 et intégrée au réseau thermal en 1900 grâce à une conduite de 300 m.
Le pavillon réunit ces deux eaux dans un même espace architectural, ce qui en fait un symbole de modernisation du thermalisme à Pougues.
Architecture, entre classicisme et Art nouveau
La structure métallique légère, largement ouverte, la coupole vitrée assurent un éclairage, notamment zénithal, sur les deux fontaines en forme de coquetier. Les volutes des contreventements et les huisseries décorées restent dans l'esprit Art nouveau des stations thermales Fin de siècle.
Avant le pavillon actuel, un kiosque métallique servait de buvette pour la source Saint‑Léger. Vers 1900, la Compagnie des Eaux minérales décide de le déplacer dans l’axe du Splendid‑Hôtel, d'y adjoindre la source Saint‑Léon, pour finalement tout reconstruire en 1905. Le nouveau pavillon sera complété d'un kiosque, de promenoirs en bois reliant les différents espaces du parc.
L'édifice est inscrit Monument historique depuis le 18 avril 2012 et appartient aujourd’hui à la commune.

Chronologie thermale de Pougues-les-Eaux
1. Origines (XVIIᵉ – XVIIIᵉ siècles)
Premières mentions de la source Saint‑Léger, connue pour ses vertus digestives et diurétiques. Exploitation artisanale, sans véritable établissement thermal. Les eaux sont consommées sur place ou embouteillées de manière rudimentaire.
2. Structuration du thermalisme (1820–1860)
Début d’une exploitation organisée avec captages et premières installations. Pougues devient une destination régionale pour les cures de boisson. Le parc thermal commence à être aménagé avec allées, plantations, kiosques légers. Apparition des premières buvettes.
3. L’essor grâce au chemin de fer (1860–1880)
Arrivée du rail : Pougues devient accessible depuis Paris, Nevers, Bourges. Développement d’un tourisme bourgeois : hôtels, villas, promenades. La station entre dans le réseau des villes d’eaux françaises en expansion.
 4. Modernisation et nouvelles sources (1880–1900)
Forage de la source Saint‑Léon en 1890, autorisée en 1893. Mise en place d’une conduite de 300 m pour l’acheminer vers la buvette. Construction d’un kiosque métallique pour la distribution des eaux.
Le thermalisme devient une activité économique structurée : embouteillage, distribution commerciale, fréquentation saisonnière.
5. L’âge d’or, le pavillon de 1905
1905 : construction du pavillon de la Source Saint‑Léon par Charles Arnaud.
Le parc est réorganisé avec promenoirs en bois, alignements d’arbres, perspectives vers le Splendid‑Hôtel. Pougues atteint son apogée : clientèle parisienne, concerts, fêtes thermales, mondanités.
6. Industrialisation de l’eau minérale (1900–1930)
Développement de l’embouteillage et de la distribution nationale. La station devient un site de production autant qu’un lieu de cure. Les eaux de Pougues sont vendues dans les pharmacies et épiceries de France, dans les colonies. Le pavillon sert à la fois de buvette et de mise en scène commerciale.
7. Crises et recompositions (1930–1960)
La crise économique entraîne la baisse de fréquentation. La seconde guerre mondiale interrompt les activités.
Après 1945, le thermalisme français se restructure autour des stations majeures et Pougues, station moyenne, perd progressivement son statut national.
8. Déclin et patrimonialisation (1960–2000)
Fermeture progressive des installations thermales. Le parc devient un espace de promenade plutôt qu’un lieu de cure. Le pavillon est conservé mais désaffecté. L'établissement des Bains menace ruine.

Le pavillon de 1905 est le pivot architectural de cette histoire, il cristallise l’ambition d’une station qui voulait rivaliser avec les grandes villes d’eaux, avant d’être rattrapée par les mutations économiques et médicales du XXᵉ siècle.





















Le Centre d'art


Le document montre l’entrée du Parc Saint Léger – Centre d’art contemporain, un lieu culturel situé dans la Nièvre, en Bourgogne.
La façade en pierre claire, avec une voûte en briques au-dessus de la porte d'entrée, est typique des bâtiments régionauxLa porte en bois verni et larges vitres reflète les arbres du parc, créant un lien entre nature et architecture.
L’ensemble évoque une sobriété fidèle à l’esprit des centres d’art français installés dans des sites patrimoniaux ou d'anciens bâtiments industriels.
Les lettres noires en relief indiquent clairement : Parc Saint Léger – Centre d’art contemporain.
À droite, une affiche d’exposition attire l’attention. On y voit le portrait d’un homme d'un certain âge, avec moustache et cicatrice, sur fond de verdure.
Le titre « Contre Culture » est inscrit en diagonale, suggérant une posture critique ou alternative.
Le texte précise : Exposition du 15 septembre au 4 décembre 2018 – 20 ans du centre.
Cette image illustre la rencontre entre patrimoine et expérimentation artistique : un ancien bâtiment réhabilité pour accueillir la création contemporaine. L’affiche, avec son ton contestataire, renvoie à la vocation du lieu, c'est-à-dire questionner les normes culturelles et encourager les pratiques artistiques.

Lecture critique de l'exposition Contre Culture
L’exposition « Contre Culture » présentée au Centre d’art contemporain en 2018 du Parc Saint-Léger s’inscrit dans une tradition de réflexion sur la marginalité artistique et la résistance symbolique aux institutions culturelles. Le titre, volontairement provocateur, ne désigne pas une opposition frontale mais une mise en tension entre culture dominante et pratiques périphériques.
Critique de la légitimité
L’exposition interroge la manière dont certaines formes d’expression populaires, artisanales, ou issues de contre‑espaces sociaux, sont exclues du champ de l’art dit contemporain. Elle met en lumière la violence des mécanismes de reconnaissance institutionnelle.
Portrait et résistance
L’affiche montre un visage marqué, blessé, symbole d’une subjectivité résistante. Ce portrait devient métaphore du créateur qui refuse la neutralité esthétique imposée par le marché et les normes curatoriales.
Mémoire des luttes culturelles
Le Centre du parc Saint-Léger, pour ses vingt ans, semble revisiter l’histoire des avant‑gardes et des mouvements alternatifs en les confrontant à la question : que reste‑t‑il de la contre‑culture quand elle est exposée ?
Lecture institutionnelle
Le centre d’art, installé dans l'ancienne usine d'embouteillage des eaux de Pougues, incarne lui‑même une ambivalence : lieu de diffusion publique mais aussi espace de légitimation. En exposant la « contre‑culture », il institutionnalise la dissidence, révélant le paradoxe fondamental de l’art contemporain. Ce qui est contesté devient visible parce qu’intégré.
Cette tension demeure au cœur du Centre qui depuis sa création explore les zones de friction entre art, société et subvention, public et territoire.

Lecture critique de l'exposition Contre Culture
1. Le titre comme dispositif critique
Le choix du terme « Contre Culture » n’est pas simplement un slogan, c’est un cadre d’interprétation. Il active immédiatement une tension entre deux régimes :
La contre‑culture historique des années 1960–1980 : punk, situationnisme, luttes minoritaires, activisme visuel. La culture institutionnelle qui, en exposant la dissidence, la transforme en objet patrimonial.
L’exposition joue donc sur un paradoxe : montrer ce qui, par essence, refusait d’être montré. Ce geste n’est pas neutre, il révèle la capacité des institutions à absorber ce qui les conteste.
2. Le portrait comme symptôme de résistance
L’affiche visible sur la façade — un homme moustachu, visage marqué — fonctionne comme une figure de la résistance ordinaire. Ce n’est pas un héros, ni un militant iconique, c’est une personne dont la singularité devient emblème d’une subjectivité dissidente.
Le portrait, dans ce contexte, opère trois déplacements :
Il réintroduit la figure humaine dans un champ souvent dominé par l’abstraction conceptuelle ; il incarne la mémoire des luttes culturelles, non pas comme archive, mais comme présence ; il déplace la critique du registre théorique vers celui de l’expérience vécue.
3. Le rôle controversé du Centre d'art contemporain
Le Parc Saint-Léger est un centre d’art situé dans une ancienne usine d'embouteillage. Cette situation produit une double lecture :
Lieu de diffusion : il prétend rendre accessible des formes artistiques marginales.
Lieu de légitimation : il transforme la marge en catégorie institutionnelle.
L’exposition, présentée pour les 20 ans du centre, fonctionne comme une auto‑réflexivité institutionnelle. Le centre d’art se regarde lui‑même à travers ce qu’il expose. En exposant la contre‑culture, il met en scène sa propre capacité à intégrer la dissidence, ce qui constitue une forme de critique interne mais aussi de neutralisation.
4. Le paradoxe central, institutionnaliser la dissidence
La contre‑culture, une fois exposée, devient un objet esthétique, un objet historique, un objet institutionnel, voire officiel.
Ce déplacement est au cœur de la critique, la dissidence perd son immédiateté, mais gagne une lisibilité et ce qui n’est pas sans ambiguïté.
6. Conclusion critique
« Contre Culture » n’est pas une exposition sur la révolte mais une exposition sur la mémoire et sur la manière dont les institutions culturelles gèrent cette mémoire. Elle interroge la capacité de l’art contemporain à se confronter à ses propres marges, sur ses possibilités d'évolution et d'adaptation aux modes.

Mise en perspective historique des contre-cultures artistiques
La notion de contre‑culture artistique n’est pas un bloc homogène mais une succession de régimes de contestation, chacun lié à un moment historique, à un type d’institution, à une économie de l’art et à une forme de légitimité. Pour comprendre ce que l’exposition Contre Culture reflète, il faut replacer cette idée dans une généalogie longue, où chaque période redéfinit ce que signifie être contre.

1. Les années 1960–1970 : naissance de la contre‑culture moderne
Explosion des mouvements sociaux (droits civiques, féminisme, anti‑guerre).
Défiance envers les institutions politiques, médiatiques et culturelles.
Apparition d’une jeunesse qui revendique une autonomie symbolique.
Formes artistiques
Situationnisme : critique radicale de la société du spectacle.
Art psychédélique : exploration des états modifiés de conscience.
Performance subversive : rejet de l’objet marchand.
Esthétique du choc, du collage, du montage graphique.
La contre‑culture est anti‑institutionnelle, elle refuse les musées, les galeries, les marchés. Elle se déploie dans la rue, les associations, les fanzines, les squats.
2. Années 1980 : la marge devient style
Montée du néolibéralisme. Institutionnalisation progressive des avant‑gardes.
Apparition d’un marché de l’art globalisé.
Formes artistiques
Graffiti et street art, de la clandestinité à la reconnaissance.
Affirmation identitaire et politique.
Art activiste : ACT UP, collectifs militants.
La contre‑culture devient visible, parfois même désirable pour les institutions. Elle commence à être exposée, collectionnée, patrimonialisée.
3. Années 1990–2000 : la contre‑culture comme critique ?
Triomphe du modèle muséal contemporain. Développement des centres d’art, FRAC, biennales.
Montée des théories postcoloniales et décoloniales.
Formes artistiques
Déplacement du geste artistique vers l’interaction sociale.
Contre‑espaces culturels : squats, lieux autogérés, micro‑institutions.
La contre‑culture devient méthode critique, elle analyse les structures de pouvoir de l’art. Elle n’est plus seulement un style ou une posture, mais un outil d’enquête.
4. Années 2010–2020 : la contre‑culture globalisée
Décentrement géopolitique de l’art.
Explosion des réseaux sociaux et des cultures numériques.
Crise de légitimité des institutions occidentales.
Formes artistiques
Réécriture des récits historiques. Art post‑internet avec la critique des plateformes.
Pratiques communautaires, ancrage territorial et social.
La contre‑culture n’est plus seulement occidentale, elle devient transnationale, hybride, connectée. Elle s’oppose moins aux institutions qu’aux systèmes technologiques et économiques.
5. Aujourd’hui la contre‑culture comme archive
C’est ici que l’exposition Contre Culture prend tout son sens.
La contre‑culture devient mémoire. Les institutions exposent désormais ceux qui la contestaient ou bien ferment les unes après les autres. La dissidence devient patrimoine. La contre‑culture n’est plus en dehors, elle devient un récit à l'intérieur d'une institution menacée.

L’exposition ne montre pas « la contre‑culture » dans le sens conventionnel, elle montre ce qu’elle est devenue après cinquante ans de transformations. Elle révèle la persistance de la dissidence, la survie des gestes critiques, la complexité du rapport entre marge et institution, la nécessité de réévaluer ce que signifie être contre aujourd’hui et l'inévitable obligation d'évolution.
Le Centre d'art de Pougues a définitivement fermé ses portes en juillet 2021.














Représentations du Centre d'art.
Les expositions, obligatoirement conceptuelles, ne ressemblaient en rien à ces images.
Pour aller plus loin :

samedi 27 juin 2026

50 ANS D’ART CONTEMPORAIN : HISTOIRE, BILAN ET PERSPECTIVES

Ouvrage collectif avec les textes d’écrivains, essayistes, critiques d’art ayant publié des livres sur le sujet, réunis par Pierre Souchaud, fondateur du magasine Artension.

Liste des auteurs pressentis :
Valérie Arault, Isabelle Barbéris, Patrick Burandello, Jean Clair, Copilot, Jean-Pierre Cramoisan, Laurent Danchin, François Derivery, Nicole Esterolle, Aude De Kerros, Jean-Philippe Domecq, Pierre Gentes, Mikael Faujour, Maximilien Friche, Françoise Icart, Pierre Lamalattie , Alain Georges Leduc , Françoise Liot, Yves Michaud, Luis Marcel, Françoise Monnin, Christian Noorbergen, Francis Parent, Luis Porquet, Marie Sallantin, Hervé Sérane, Jérôme Serri, Christine Sourgins, Jean-Jacques Tachdjian , Michel Théry, Alain Troyas, Marc Vérat.

Textes, 5000 signes environ pour chaque contributeur à fournir si possible avant le 15 sept 2026.
Je souhaiterais que chaque auteur donne un titre à son texte et fournisse aussi un texte bio + bibliographie.
Je pense que ce format d’environ 5000 signes est bon pour constituer un ensemble de textes « incisifs » pour un bouquet d’approches du sujet, avec une belle variété de « couleurs ».

Des écoles pour ne rien apprendre




Aujourd’hui, Marc Vérat artiste peintre

Peintre originaire de Nevers, il a suivi des études aux Beaux‑Arts de Reims et de Besançon dans les années 1968–1973, avec un passage à la faculté de La Plata (Argentine) au début des années 1970.
Figure du figuratif, il réalise des peintures mêlant surréalisme, montages et collages de références académiques avec des photographies contemporaines. La femme reste souvent un motif central.
Positionnement esthétique : son œuvre s’inscrit comme une réaction contre l’art contemporain dominant. Il milite pour une peinture figurative expressive et revendicative, ancrée dans l’histoire de l’art, parfois enrichie de textes engagés, par exemple pour dénoncer les inégalités et dérives contemporaines.
Années 1975–1990 : Création de toiles marquées par la représentation féminine, les constructions en perspective, cette période est considérée comme l’une des plus prolifiques.
Œuvres et projets récents :
Il a exposé à Nevers, notamment au Musée Frédéric Blandin, des montages montrant des œuvres de Fénéon et Bouguereau. Ses réalisations classiques témoignent d'une critique subtile de l’art contemporain.
Très attaché à son territoire, il choisit de se retirer du circuit artistique institutionnel et de produire de manière indépendante, souvent avec diffusion limitée et engagement critique envers le milieu culturel officiel.
En résumé
Peintre figuratif opposé à l’art contemporain dominant
Thèmes : Féminité, hommages, références à l’histoire de l’art
Techniques : Peinture, montages intégrés, inscriptions textuelles engagées
Position idéologique : Contestataire du conformisme artistique et défenseur de traditions picturales
Œuvres notables : Série sur le Bicentenaire de la Révolution, un Abécédaire complet ; ses études de Femmes explorent une représentation souvent marquée par une technique habile.
En plus d’être peintre, Marc Vérat est aussi enseignant, galeriste et blogueur, ce qui reflète son engagement profond envers le monde de l’art.

Contrat Vérat / Wajntrob
Le contrat a été signé en 1977, entre Simon Wajntrob producteur-créateur du label WIP et Marc Vérat (artiste-peintre). Il prévoyait que Vérat produise trois œuvres par mois dans le cadre d’une relation artistique et rémunératrice.
Le document est visible sur un blog intitulé “Contrat VERAT / WAJNTROB – 1977” mais aucun détail supplémentaire, comme clauses précises ou montant exact, n’est public.
Contexte
Simon Wajntrob était déjà célèbre à cette époque, notamment pour sa collaboration avec Mike Brant dès 1974. Le contrat avec Vérat intervient après ce succès discographique.
Wajntrob, dernier producteur de Mike Brant, avait ses bureaux sur les Champs‑Élysées, Rolls-Royce, vie mondaine, passion pour la peinture (Dali) et les chevaux.
Le drame et le mystère
Le 25 avril 1975, Mike Brant meurt en chutant du 6ᵉ étage à Paris. Certains évoquent un suicide, un accident ou même un assassinat, possiblement lié à des conflits avec son producteur Wajntrob.
Deux ans plus tard, en 1978, Simon Wajntrob est retrouvé mort dans sa voiture au bois de Boulogne, officiellement suicidé d’une double balle – de nouveau des interrogations planent : suicide, accident ou meurtre ?


1976, contrat Wajntrob - 2009, avec les élèves du lycée professionnel

Depuis une cinquantaine d'années, l'art dit contemporain est devenu la tendance encouragée par l'État français qui écarte notamment la peinture figurative. Cette orientation peut se résumer à montrer "un art sans art ", une idée, comme souvent, qui vient directement des États-Unis.
L'auteur a cessé la pratique de la peinture depuis plus de vingt ans. Par nécessité, et après un contrat de peintre professionnel au milieu des années 1970, il enseignera à partir de 1980 les arts appliqués dans un lycée professionnel.

BnF - Extranet du dépôt légal : Livres imprimés, documents catalogués
Marc VERAT - Editions du Puits du Bourg - Nevers

10000001210901 - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE - 31/08/2025       
10000001212032 - Le Ministère de la Culture - 27/08/2025       
10000000903010 - ACMA & GERLY Les symboles nivernais des Trente Glorieuses - 04/09/2023        
10000000779498 - La Petite histoire des Modèles - 06/05/2022        
10000000607428 - Je suis la Nièvre - 22/12/2020        
    10000000554457 - ELOGE DE L'IMAGE ET CONTRE-CULTURE - 01/09/2020
1996, L'art contemporain et ses Institution, rapport au Ministère de la Culture