dimanche 23 mars 2025

Les Fonds Régionaux d'Art Contemporain


Publié par education-programme 21 Mars 2025 à 05:01 AM


Les élèves de la Villa Arson accrochent leurs oeuvres


« Les projets d’enseignement sont conçus en partenariat avec de nombreuses structures publiques et privées – musées, centres d’art, festivals, scènes nationales, théâtres, fondations...
En plus de l’accès aux ateliers de production et d’expérimentation et aux galeries d’essais, la Villa Arson (une école d'art) offre à ses étudiants la possibilité de connaître toutes les modalités de la vie de l’œuvre d’art : de sa conception à sa production, des méthodes et des techniques de son exposition jusqu’à sa diffusion et à sa médiation. L’étudiant a ainsi un premier contact avec les autres métiers liés à la création artistique : le commissariat d’exposition, la régie et la production, la médiation culturelle, etc.
Aujourd’hui, l’établissement met en place plusieurs dispositifs d’accompagnement de l’étudiant vers l’après-diplôme, dont un workshop en régie et installation d’expositions, un programme de rencontres sur les aspects administratifs du quotidien de chaque artiste ou encore une exposition spécifiquement dédiée aux diplômés de la Villa Arson. »

Comme on le voit ici, les Ecoles des Beaux-Arts publiques en France sont un outil essentiel de perpétuation du grand délire de l’art « contemporain » d’Etat, qui relève plus de la psychiâtrie que de l’art ou de la culture.
Ces écoles ont un très très gros problème existentiel.
En effet, les collectivités locales qui les subventionnent à 81 % n’ont pas leur mot à dire… Ceci n’étant qu’une des moindres absurdités caractérisant ces établissements toxiques pour notre belle jeunesse et coutant très cher en argent public.

Quant à la « préparation au monde du travail » parlons -en ! C’est encore dans l’ordre du délirant déni de réalité. Car on sait bien que la plupart des diplômés ont plus de chance d’être caissier de super-marché, qu’artiste professionnel, après une période d’assistanat où l’appareil institutionnel les trimbale de résidences en résidences, entrecoupée d’expos en galeries municipales subventionnées, de Centres d'art, sans autre public que celui de l’entresoi cultureux local.

Nicole Esterolle

ILS SE PRÉPARENT AU MONDE DU TRAVAIL...

C' est l'un des objectifs fondamentaux de l'enseignement à l'école de Beaux-arts de Nice, dite Villa Arson C'est exactement ce qu'on voit sur l'image jointe au communiqué de presse intitulé " V...
https://lagazettedenicole.art/ils-se-preparent-au-monde-du-travail/
La réouverture après travaux du Centre Pompidou, prévue dans cinq ans, coïncidera à n'en pas douter à de grands changements concernant le petit monde de l'art contemporain.
Déjà, avec de nouvelles autant que nécessaires orientations budgétaires, sans parler d'une mentalité et des appréciations forcément différentes après 50 ans d'un véritable diktat d'art dit contemporain ; rien n'est définitivement acquis, heureusement...
Après l'Opéra, la Comédie Française, c'est aujourd'hui le tour des radios et télévisions d'Etat de voir leur enveloppe très sensiblement diminuer. D'ailleurs France Info a débuté hier matin un mouvement de grève.
Quant aux débouchés professionnels des étudiants en art, effectivement, n'en parlons pas ! Les Frac n'achèteront plus et certains même, profitant des départs en retraites des fonctionnaires dédiés, fermeront. Idem pour les Centres d'art et la fermeture de celui de Pougues-les-Eaux ne constituera plus une exception.



L'avenir du Parc Saint-Léger et de son Centre d'art contemporain ? - C'est la vie ! Images d'archives

" La commune de Pougues-les-Eaux fait l'acquisition du parc Saint-Léger pour 600.000 €. La localité va redevenir propriétaire du parc Saint-Léger et le Centre d'art contemporain devra quitter...

https://education-programme.over-blog.com/2020/11/l-avenir-du-parc-saint-leger-et-de-l-art-contemporain.html



Avec les félicitations du jury

Françoise Nyssen, 17 mai 2017 Rachida Dati, 10 janvier 2024
Marc VERAT "L'art contemporain et ses institutions" Synthèse de P. GIRY LATERRIERE (1996) du Ministère J. TOUBON Une seule idée maît...
https://avec-les-felicitations.blogspot.com/

De : Nicole Esterolle <nicole.esterolle@yahoo.fr>
Envoyé : vendredi 21 mars 2025 10:51
À : Marc VERAT <m_verat@live.fr>
Objet : Feu-le-centre-d-art-de-pougues.html

Bonjour Marc,
pourriez-vous faire un texte sur la décrépitude des FRAC, leur disparition proche, faute d'argent de l'Etat, de public, de crédibilité, etc
Amicalement
Pierre Souchaud

Bonjour Pierre,
Je vous renvoie à quelques extraits de mon texte de 1996 : pages 5 à 19 et à l'avis de P. Giry-Laterrière, Chef de Cabinet de J. Toubon, ministre de la Culture à l'époque.

https://web.archive.org/web/20220208150514/https://verat.pagesperso-orange.fr/la_peinture/kant5.htm

https://web.archive.org/web/20220208150530/https://verat.pagesperso-orange.fr/la_peinture/kant6.htm

https://web.archive.org/web/20220208150532/https://verat.pagesperso-orange.fr/la_peinture/kant13.htm

https://web.archive.org/web/20231002150621fw_/https://verat.pagesperso-orange.fr/polemic.htm

CERTAINES INSTITUTIONS ONT- ELLES ENCORE UN AVENIR ?

"Ces fonds régionaux d’Art Contemporain, créés à partir de 1982, pour suivre la décentralisation mise en place par le gouvernement, vont se trouver inéluctablement confrontés aux problèmes d’espace, d’achat et de conservation des oeuvres (1).
Conformément à leurs statuts, ces institutions publiques ont acquis des oeuvres représentatives des courants significatifs, ou du moins considérés comme tels, de l’Art Contemporain. Ainsi, les collections comportent une part très importante d’oeuvres minimalistes et conceptuelles ou inscrites dans la postérité de ces tendances, avec une peinture figurative remarquablement et systématiquement absente.
Très souvent ces recherches conceptuelles, concrétisées par des « installations », affectionnent les compositions à base de matériaux et objets de récupération et elles n’ont guère de soucis quant à leur durabilité puisqu’elles peuvent être constituées de papier, de végétaux, de chiffons (2)...
En outre, on observe que certaines présentent l’inconvénient d’être à la fois encombrantes et d’une manipulation délicate. Le transfert de ces créations se trouve en conséquence malaisé et le volume non négligeable qu’elles occupent rend les espaces d’expositions et de réserves, mis à la disposition par les Régions, déjà proche de la saturation.

Ces constatations appellent plusieurs remarques en contradiction avec les deux objectifs fondamentaux fixés par le Ministère de la Culture pour les FRAC, à savoir : l’acquisition et la diffusion des oeuvres auprès du grand public ?
- L’acquisition des oeuvres, faute de moyens et d’espaces se raréfie. Il faut gérer la collection, les directeurs devenant de fait des conservateurs. L’essentiel du budget étant désormais réservé au fonctionnement.
- La diffusion dans différents lieux, par la nature même des oeuvres, est coûteuse, souvent compliquée, et surtout ne touche qu’un public pour le moins restreint.
- La conservation s’avère aléatoire, ce qui paraît ennuyeux lorsque l'on a pour ambition de constituer un patrimoine.

Les fonds régionaux sont gérés par des associations loi 1901 dont les buts (acquisition-diffusion) s’avèrent donc de plus en plus difficiles à respecter. Aussi, se trouvant à terme dans l’incapacité d’atteindre leurs objectifs, il semble nécessaire et logique d’envisager la dissolution pure et simple de ces associations et par voie de conséquence de prévoir la disparition des FRAC."

Aujourd'hui en 2025, avec de nouvelles autant que nécessaires orientations budgétaires nationales, sans parler d'une mentalité et des appréciations forcément différentes après 50 ans d'un véritable diktat d'art dit contemporain, l'Opéra, la Comédie Française, les radios et télévisions d'Etat voient leur enveloppe octroyée directement par le ministère de la Culture très sensiblement diminuer. Et ce n'est semble-t-il qu'un début !
Au niveau régional, pour cause aussi de budget contraint, c'est désormais le tour des Frac qui n'achètent plus et certains même, profitant des départs en retraites des fonctionnaires dédiés, fermeront. Idem pour les Centres d'art et la fermeture de celui de Pougues-les-Eaux en 2021 ne constituera plus une exception.

Relevé sur le site du ministère :

Depuis 2017 les Frac bénéficient d’un label du ministère de la Culture qui vient couronner des années d’engagement artistique et professionnel au service de l’intérêt général.
L'intérêt général, parlons-en ! Avec 99 % des créateurs exclus.

Les plus de 600 expositions qu’ils organisent par an sur l’ensemble du territoire sont un facteur décisif de la démocratisation culturelle.
La démocratie culturelle, ou autre, n'est qu'un leurre et cette publication officielle, aussi prétentieuse que mensongère sur les FRAC en représente, hélas, un accablant reflet.

Les Frac échangent avec tous les acteurs de l’art contemporain afin de préserver les différences de regards et de points de vue.
La peinture, notamment figurative, s'en trouve pourtant remarquablement et systématiquement absente.

Chaque Région française dispose d’une ou plusieurs collections d’art contemporain remarquables, qui contribuent à son rayonnement national et international.
Un rayonnement bien pâle après cinquante ans de subventions, et qui ne fait que suivre une tendance ou une mode venue, comme souvent, des Etats-Unis.

Les Frac ont accueilli dans toute la France plus de 1,5 million de visiteurs.
Il est pourtant de notoriété publique que ces lieux n'ont jamais eu de public.

Pour conclure :
Comment peut-on publier sur un site institutionnel de tels mensonges ?
Il est temps de mettre un terme à l'aberration des Frac, déjà par économie et justice républicaine, tout en profitant de l'occasion des départs en retraites des fonctionnaires dédiés.



lundi 17 mars 2025

Archives de l'école des Beaux-Arts de Nancy

 
Mines de plomb - crayons gras - Dépôts réglementaires des élèves
Apprentissage obligatoire, avant 1968, du dessin d'après les plâtres antiques


























L’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy a conservé, dans ses réserves,
les dessins d’élèves réalisés de 1814 à 1938.
Grâce à une subvention du ministère de la Culture (2018),
2100 dessins des cours « Antique et Nature » et « Composition décorative » ont été numérisés.

La dénomination « Antique » regroupe les dessins de statues de la Grèce antique et de la Renaissance. Les dessins d’après nature sont des études de modèles, le plus souvent masculins,
posant dans l’atelier, ainsi que des portraits d‘élèves.

La composition décorative était l’étude de la plante et son application dans la décoration et l’objet.

On retrouve dans ce fonds les dessins d’étudiants, futurs artistes de l’Ecole de Nancy :
Henri Bergé, Alfred Finot, Emile Friant, Camille Gauthier, Jacques Gruber,
Louis Hestaux, Camille Martin, Joseph Mougin et Victor Prouvé.

jeudi 13 mars 2025

Etudes Alma-Tadema

 







SIR LAWRENCE ALMA-TADEMA
30 Octobre 2019, Rédigé par education-programme

BRITANNIQUE, NÉ AUX PAYS-BAS, 1836-1912

Lawrence Alma-Tadema naît le 8 janvier 1836 à Dronrijp (Pays-Bas). Peintre anglais d’origine néerlandaise, il entre en 1852 à l’Académie d’Anvers où il est formé notamment par Louis de Taye, un professeur d’archéologie qui ne délaisse pas pour autant la pratique artistique, ce qui a un impact important sur l’art du jeune Alma-Tadema : en effet, Taye lui conseille de se concentrer sur des thèmes historiques.
Alors que Londres accueille l’Exposition Universelle de 1862, Lawrence Alma-Tadema découvre les collections d’antiques du British Museum ainsi que la frise du Parthénon, importée de la Grèce Ottomane au début du siècle. Cette découverte de la sculpture antique va mener le peintre à s'intéresser aux chantiers récents des fouilles concernant Pompéi et Herculanum.
Après Paris où le courant néo-grec prend naissance, le peintre s'installe finalement à Rome suite au commencent de la guerre franco-prussienne de 1870.
Au contact du foyer artistique parisien, puis londonien, l’art de Lawrence Alma-Tadema s'affirme par une luminosité marquée par le rendu des teintes. S’il peint quelques scènes historiques médiévales, c’est avec l’Antiquité gréco-romaine qu'il se démarque et rencontre un énorme succès.
Dans des représentations aussi figuratives que précises, Lawrence Alma-Tadema met en scène souvent de jeunes et jolies femmes lascives dans des intérieurs de marbres au ciel méditerranéen. Son travail réalisé de manière archéologique est remarquable par son traitement des textures des métaux et du marbre. Lawrence Alma-Tadema meurt le 25 juin 1912 à Wiesbaden (Allemagne).

Lawrence Alma-Tadema a entretenu des liens avec les peintres John William Godward, des artistes préraphaélites comme John William Waterhouse, et avec Léon Gérôme et William Bouguereau.

LES FEMMES D'AMPHISSA - 1887, Huile sur toile 48 1/4 x 72 1/2 po (122,5 x 184,2 cm) - Acquis par la famille Clark en 1978 https://www.clarkart.edu/Collection/786

Des adeptes de Bacchus, le dieu du vin, se réveillent sur la place du marché d'Amphissa, en Grèce, où elles se sont égarées de chez elles, à Phocis, au cours d'une nuit de danses rituelles.
Amphissa et Phocis sont en guerre, cependant les femmes d'Amphissa offrent gracieusement la nourriture et la protection aux bacchantes. La peinture illustre un événement relaté par l'historien grec Plutarque et présenté par Alma-Tadema comme une leçon de charité à son auditoire victorien.

Quand les hommes font la guerre, les femmes font la paix et servent de modèle !
Les jeunes femmes d'Amphissa, pourtant en territoire profane du Centre d'art, ont dansé et bu plus que de raison mais, dans un instant, les filles de Phocis avec abnégation et générosité offriront paix et réconfort...